Concours de journalisme UICN/GWP/PRCM

 

Le Programme Afrique Centrale et Occidentale de l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN/PACO) dans le cadre de son programme « Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest (PAGE) », en collaboration avec le Partenariat Régional de l’Eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP/AO) et le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM) dans le cadre respectif de leur programme de travail, lancent la troisième édition du concours de journalisme « Eau et Environnement ».

Le concours récompensera les meilleurs articles de presse (y compris sur internet) et  reportages audio, portant sur le thème général «Gestion durable des ressources naturelles: retour sur des expériences réussies en Afrique de l’Ouest ».

Les journalistes intéressés peuvent concourir pour un des prix suivants :

 

Prix eau

Sponsorisé par UICN et GWP/AO

 

Meilleurs reportages presse ou radio sur les bonnes pratiques de protection de la ressource en eau d’Afrique de l’Ouest.

Ouvert à la participation aux journalistes ressortissant des pays d’Afrique de l’Ouest.

 

 

 

Prix Mer

Sponsorisé par le PRCM

 

Meilleurs reportages presse ou radio sur les bonnes pratiques de conservation des ressources de la mer dans 7 pays du littoral ouest africain.

Ouvert à la participation aux journalistes ressortissant du Sénégal, Mauritanie, Gambie, Sierra Léone, Cabo Verde, Guinée et Guinée Bissau.

Les lauréats ou lauréates de chaque prix, choisi(e)s par un jury de professionnels de l’UICN-PACO, de GWP/AO et du PRCM, seront invités à prendre part au Congrès mondial de la nature organisé par l’UICN qui aura lieu du 1er au 10 septembre 2016 à Hawaii sur le thème : Planète à la croisée des chemins.  Les deuxièmes positionnés recevront un prix de 300.000 FCFA.

Pour participer il faut être journaliste environnementaliste et avoir fait des productions sur les questions liées à l’eau et l’environnement au sein d’un organe de presse en langue française, anglaise ou portugaise dans l’un des pays de l’Afrique de l’Ouest.

Les candidats doivent envoyer leur dossier de participation (en pièce jointe) par mail à marcello.rocca@iucn.org, sidi.coulibaly@gwpao.org et safietou.sall@iucn.org, avant le 30 juin 2016.

Les œuvres candidates doivent avoir été publiées ou diffusées par les media (presse, internet et radio) entre le 1er janvier et le 30 juin 2016.

Pour plus d’information se référer au règlement du concours en pièce jointe


The International Union for Conservation of Nature Central Africa and West African Programme (IUCN/ PACO) as part of its program « Partnership for environmental Governance in West Africa (PAGE) », Global Water Partnership West Africa (GWP / WA ) and the Regional Partnership for the Conservation of coastal and marine zone in West Africa (PRCM) as part of their respective work programs are launching the third edition of the « Water and Environment » media contest.


The price will reward the best print (including internet) news stories and audio (radio) programmes, on the theme « Sustainable management of natural resources: return on successful experiences in West Africa« 


Interested journalists can compete for one the following prices:

 

La politique des ressources en eau de l’Afrique de l’Ouest : mieux la connaitre pour faciliter son application

 

L’UICN, dans le cadre de son programme « Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest (PAGE) », en collaboration avec le Centre de Coordination des Ressources en Eau (CCRE) de la CEDEAO  a élaboré une note de synthèse de la Politique des ressources en eau de l’Afrique de l’Ouest (PREAO).

Cette note de synthèse vise à donner au public les repères essentiels pour une meilleure compréhension de la politique régionale.

Rédigée dans un langage accessible et structuré de manière à en faciliter la compréhension, la Note de synthèse se veut un outil pratique à la disposition du public pour l’aider à mieux s’impliquer dans les questions relatives à la gestion des ressources en eau.

La note de synthèse est accompagnée par une présentation animée. Elle vise à sensibiliser davantage les décideurs et les grands publics sur les enjeux de l’eau dans la région et le besoin d’une implication de tous les acteurs pour la mise en œuvre de la PREAO.

La note de synthèse est disponible à cette adresse : cmsdata.iucn.org/downloads/uicn_preao.pdf

Pour visionner la vidéo animée merci de se rendre à cette adresse : http://youtu.be/ibP6g8zHREs

 

 

The West Africa Water Resources Policy: better know to facilitate its application


IUCN, as part of its programme « Partnership for Environmental Governance in West Africa (PAGE) » in collaboration with the ECOWAS Water Resources Coordination Center (WRCC) has developed a briefing note of the West Africa Water Resources Policy (WAWRP).


This note aims to give the public the essential landmarks to better understand the regional policy.


Written in an accessible and structured language to facilitate understanding, the note is intended as a practical tool available to the public to enable them to be involved in issues related to water resources management.


The briefing note is followed by an animated presentation. It aims at raising awareness among decision makers and large public on water issues in the region and the need of involvement of all stakeholders for the implementation of the WAWRP.

 


The briefing note is available at:
cmsdata.iucn.org/downloads/iucn_wawrp.pdf

 

The animated video is available at: http://youtu.be/_3H3_hJp-Xo

 

 

 

Marcello ROCCA

 

Expert en communication et valorisation des connaissances

« Partenariat pour la gouvernance environnementale

en Afrique de l’Ouest – PAGE »

Programme Afrique Centrale et Occidentale (PACO)

UICN (Union internationale pour la conservation de la nature)
01 BP 1618 Ouagadougou 01

Burkina Faso


Tel: +226 25 49 82 24

E-Mail :  marcello.rocca@iucn.org
www.uicn.org/prezoh

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Appel à candidature

Le programme national de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) au Burkina Faso, dans le cadre du programme « Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest-PAGE », lance un appel à candidature pour l’élaboration des plans d’aménagement … Lire la suite

Olusegun Obasanjo: »Je suis redevenu agriculteur et je n’ai jamais été aussi heureux »

 

olusegun-obasanjo-august-2013-bellanaija À la lumière des nombreux défis auxquels font face non seulement les fermiers africains mais aussi leurs gouvernements, H.E. Obasanjo s’appuie sur son expérience personnelle de quelqu’un qui a quitté sa ferme familiale pour aller s’installer dans la ville à un jeune âge, pour ensuite redevenir un fermier. Il se base sur l’expérience qu’il a acquise au sein du gouvernement pendant de nombreuses années ainsi que son expérience à travailler la terre pour proposer des solutions permettant de créer la sécurité alimentaire sur le continent.

Chaque année, des milliers de jeunes Africains quittent les petites fermes, souvent en difficulté, de leurs familles à la campagne. Leur rêve – parfois accompli, mais souvent pas – est de trouver une vie plus enrichissante et plus stimulante dans les villes africaines en croissance rapide. Très peu d’entre eux reviennent, mais peu coupent complètement leurs liens.

C’est un lien complexe, et un lien que je comprends profondément. Mon propre exode vers la ville quand j’étais un jeune homme a ouvert des opportunités uniques qui ont culminé avec le poste de président du Nigeria, la plus grande économie de l’Afrique. Mais non seulement suis-je resté attaché à l’agriculture, je suis maintenant de retour à mes racines. Je suis redevenu agriculteur avec Obasanjo Farms Limited, et je n’ai jamais été aussi heureux.

Travailler la terre à nouveau m’a donné une meilleure perspective sur deux des plus grands défis auxquels est confrontée l’Afrique aujourd’hui : comment pouvons-nous offrir des possibilités d’emploi aux millions de jeunes Africains qui constituent la plus grande population du monde âgée de moins de 25 ans afin qu’ils puissent rester dans le village et cultiver? Et comment pouvons-nous mettre un terme aux cycles apparemment sans fin des crises alimentaires qui, à cet instant même, se manifestent à nouveau avec une familiarité consternante dans certains pays de l’Afrique orientale et australe?

 

Tirer parti d’un marché de produits alimentaires valant 1 000 milliards de dollars

 

Heureusement, de plus en plus d’Africains comme moi-même perçoivent ces questions comme étant entrelacées. Nous voyons l’agro-industrie comme la plus grande opportunité pour l’Afrique de mettre fin non seulement à la faim et à la malnutrition, mais aussi comme le meilleur espoir de l’Afrique pour générer des revenus et de l’emploi, en particulier dans les régions rurales. La Banque mondiale estime que d’ici 2030 la demande alimentaire dans nos zones urbaines en croissance rapide va créer un marché pour les produits alimentaires d’une valeur de 1 000 milliards de dollars. Ce marché doit être détenu et exploité par des agriculteurs africains, des entreprises agricoles africaines et des entreprises alimentaires africaines.

Mais une chose est claire pour moi pendant que je retourne à l’agriculture : pour atteindre son potentiel, l’agriculture africaine a besoin d’une infusion fraîche d’innovations et de talents.

J’ai gardé beaucoup de bons souvenirs de mon enfance dans un petit village agricole près d’Abeokuta, la capitale de l’État d’Ogun du Nigeria. À l’âge de cinq ans, j’accompagnais mon père aux champs où nous cultivions du manioc, du maïs, des plantains, des palmiers à huile et d’autres cultures. Homme Yoruba fier, mon père était considéré comme l’agriculteur ayant le plus réussi dans notre village. Tout en vivant avec peu d’équipements modernes, nous cultivions beaucoup de produits alimentaires, et nous jouissions de la richesse culturelle de notre histoire et nos traditions Yoruba.

En fin de compte, ce mode de vie a été incapable de résister à des pressions qui allaient bientôt s’intensifier : la croissance démographique, les troubles politiques, la rareté des terres et la dégradation des sols.

 

Adopter l’agriculture en tant que vocation et carrière

Aujourd’hui, les agriculteurs africains ont besoin de plusieurs choses que mon père n’avait pas, mais que les agriculteurs d’ailleurs dans le monde tiennent pour acquis. Nous avons besoin de variétés de cultures améliorées élaborées pour résister à la maladie et tolérer la sécheresse. Nous avons besoin d’avoir accès aux intrants modernes tels que les engrais. Nous avons besoin de marchés où les agriculteurs peuvent tirer parti de leur travail et donc justifier des investissements dans l’amélioration de la production. Nous avons besoin de services de crédits abordables requis par toutes les petites entreprises, et nous avons besoin de services de vulgarisation qui nous permettent de nous tenir au courant de pratiques agricoles durables.

Mais en définitive, nous avons besoin de gens. Plus précisément, nous avons besoin que le meilleur et du plus brillant de l’Afrique adopte l’agriculture comme une vocation et une carrière.

Tout récemment, j’ai accepté de présider le comité de sélection pour le nouveau Prix de l’Alimentation en Afrique, un prix qui vise à récompenser les personnes ou institutions exceptionnelles qui prennent le contrôle de l’agenda de l’agriculture africaine. Ce prix a été inauguré en 2005 sous le nom de « Prix Yara ». En déplaçant le Prix Yara vers l’Afrique en 2016 et en le rebaptisant “Prix de l’Alimentation en Afrique,” on lui a donné un chez soi africain distinctif, une identité africaine et une appropriation africaine. Il s’agit d’un prix considérable : 100.000 US$ pour le gagnant.

 

Nous espérons que le prix lui-même et son cadre de gagnants enverront un signal au monde entier pour faire comprendre que l’agriculture est pour l’Afrique une priorité que tout le monde devrait adopter. Il peut attirer l’attention sur les personnes qui sont des sources d’inspiration et des moteurs d’innovations qui peuvent être reproduites sur tout le continent.

Je dépeins parfois mon retour à l’agriculture comme un retour à mon point de départ. Mais en réalité, tout en chérissant mes souvenirs d’enfance, je ne veux pas retourner en arrière. Je veux faire partie de l’avenir, où l’agriculture africaine est une activité lucrative et entrepreneuriale passionnante, et où les jeunes aspirent à être des agriculteurs parce qu’ils voient des hommes et des femmes de talent construire une carrière enrichissante dans l’agriculture et dans les travaux agricoles.

Je souhaite que le Prix de l’Alimentation en Afrique devienne rapidement un symbole de tout ce que l’agriculture africaine peut offrir et que bientôt nous voyions un changement, lorsque les jeunes des zones urbaines regarderont la campagne avec nostalgie et penseront : « C’est là que se trouve la terre de toutes les opportunités ».

Vous pouvez nommer quelqu’un pour le Prix de l’Alimentation en Afrique ici.

 

A propos de S.E. Olusegun Obasanjo

S.E. Olusegun Obasanjo a été président du Nigeria de mai 1999 à mai 2007, le point culminant d’une vie passée sur la ligne de front de la politique africaine. C’est un ardent défenseur du développement agricole de l’Afrique et il est lui-même agriculteur. Il est particulièrement déterminé à créer de nouvelles opportunités dans le secteur agricole pour les jeunes, un but qu’il poursuit à travers l’Initiative Nourrir l’Afrique lancée par la Fondation Olusegun Obasanjo.

 

Produire et commercialiser localement des aliments fortifiés : une solution pour prévenir la malnutrition au Burkina Faso

Maquis des sciences: Mercredi 25 mai 2016 à 18h30 à l’Institut Français du Burkina à Ouagadougou (ex. CCF). Entrée gratuite Aujourd’hui, le Burkina Faso compte environ 30% d’enfants malnutris chroniques. Comment expliquer un tel constat ? Des aliments fortifiés (farines infantiles, … Lire la suite

À la fin du siècle, en Afrique du Nord et Moyen Orient, les températures pourraient grimper à 50 degrés…

À la fin du siècle, en Afrique du Nord et Moyen Orient, les températures pourraient grimper à 50 degrés…

Selon le Max Planck Institute, le plus important centre de recherche d’Allemagne, le réchauffement climatique peut rendre une partie de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient inhabitable et provoquer l’exode de millions de personnes.

L’objectif des accords de Paris, de limiter le réchauffement climatique à moins de deux degrés Celsius, implique, selon l’étude, un réchauffement deux fois plus rapide au sud de la Méditerranée. Cela signifie que, pendant les journées les plus chaudes, en 2050, les températures atteindront environ 46 degrés Celsius le jour et au moins 30 degrés la nuit. Les jours de canicule seront 5 fois plus fréquents qu’au début de ce siècle. Plus de 500 millions de personnes verront alors leur habitat menacé.

À la fin du siècle, les journées les plus chaudes enregistreront des températures jusqu’à 50 degrés et leur fréquence sera multipliée par 10. « A l’avenir, le climat, dans de larges parties du Moyen-Orient et de Afrique du Nord, pourrait changer dans de telles proportions que l’existence même de ses habitants serait compromise », explique Jos Lelieveld, directeur du Max Planck Institute, qui rappelle que, dans cette région du monde, le nombre de jours extrêmement chauds a déjà doublé depuis 1970.

« Si l’humanité continue à libérer le dioxyde de carbone comme elle le fait maintenant, les gens qui vivent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord subiront environ 200 jours excessivement chauds, selon les projections des modèles », explique Panos Hadjinicolaou, professeur à l’Institut de Chypre et spécialiste du changement climatique, associé à l’étude.

agenceecofin.com

Maroc : la sécheresse, nouveau fléau des emplois dans le secteur agricole

Maroc : la sécheresse, nouveau fléau des emplois dans le secteur agricole

Au Maroc, la sécheresse augmente le chômage. Selon les données du gouvernement, le taux de chômage dans le royaume était à 10% à la fin du mois de mars contre 9,9% un an plus tôt.

Le secteur agricole est celui qui a été le plus touché par cette situation. En 2016, l’agriculture a perdu 28 000 emplois, indique Reuters. Même si ces pertes ont été en partie compensées par des progressions enregistrées dans la pêche et la foresterie, la même dynamique devrait se maintenir cette année. En effet, le pays s’attend à voir la sécheresse provoquer un recul de sa production céréalière en 2016 après une récolte record de 11 millions de tonnes un an plus tôt. Ceci devrait se traduire par une montée du chômage alors que le gouvernement doit affronter actuellement des protestations des acteurs de ce secteur face à ses mesures d’austérité.

Au Maroc, le secteur agricole contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 15%.

Aaron Akinocho
agenceecofin.com

SÉNÉGAL: quant les pauvres paient l’eau plus chère que les riches

Idrissa Sané- Dakar Sénégal

Le monde est fait de paradoxe. Les personnes issues des familles modestes paient l’eau plus chère que ceux qui ont un meilleur pouvoir d’achat résident dans des villes au Sénégal. Mais les prix les plus élevés sont enregistrés dans le département de Bakel, à Diwara, à Moudyry où les tarifications n’ont pas encore fini de susciter des commentaires.

Un paradoxe. Les personnes vivant dans le milieu rural paient l’eau plus chère que les résidents des villes. En outre, la grille tarifaire laisse apparaître des écarts sur le prix du mètre cube de l’eau par localité. La première incongruité, les Sénégalais du monde rural dépensent plus pour payer un mètre cube d’eau que ceux qui résident dans les centres urbains. En outre, des disparités tarifaires sont notées dans le monde rural. « Les zones les plus pauvres paient l’eau plus chère. Dans la région de Diourbel, l’indice de pauvreté de 71 %, le mètre cube est vendu à 378 francs Cfa pour la tranche sociale rurale », relève le directeur de l’Ofor, Lansana Gagny Sakho. L’orientation est claire. Il s’agit de réduire à néant les disparités à tous les niveaux entre les villes et les villages, entre les Sénégalais de Dakar et les Sénégalais des régions. « De façon très ramassée, l’objectif, c’est d’arriver à casser cette césure qui existe entre l’hydraulique urbaine et l’hydraulique rurale. Nous voulons qu’on parle simplement d’hydraulique avec la même qualité de services, d’eau, et avec un service d’eau optimalisé », a insisté le directeur de l’Ofor. A vrai dire, les sociétés qui ont contractualisé avec les Associations des usagers des forages (Asufor ), les critères de tarification laissent apparaître l’absence d’objectivité. Elles ont fixé le prix sur la base que les localités de Diawara, Yelingara, Moudiry, Tuabou situées dans le département de Bakel comptent beaucoup d’émigrés. C’est ce qui transparaît à travers l’analyse des grilles tarifaires en milieu rural sur toute l’étendue du territoire. La preuve, à Ourossogui, qui compte plus de 30.000 habitants, le mètre cube est vendu à 175 FCfa. Il en est de même à Bokidiawé.

Casser cette césure qui existe entre l’hydraulique urbaine et l’hydraulique rurale

A Kanel, il coûte 225 FCfa. La fixation du prix a fait l’objet d’âpres négociations entre la société concessionnaire et l’Asufor de Diawara. La société avait proposé, dans un premier temps, 600 F CFA alors que l’Asufor a opposé un prix d’au moins 300 F CFA. Les deux parties ont fait des concessions pour s’entendre sur 400 F CFA. « Au début, j’avais clamé tout haut que ce prix était très élevé pour les populations. Après les échanges et les interventions des partenaires, nous avons trouvé l’accord autour de 400 F CFA le mètre cube. Je reste sur ma position. Nous sommes pour la baisse du prix préconisé par l’Ofor », rapporte le président de l’Asufor de Diawara au cours d’une séance de travail à laquelle a pris part le préfet de Diawara Mansora Diallo. La cherté de cette source vitale se lit aussi sur les marges de recettes de la société concessionnaire. La masse salariale tourne autour de 2 millions de F CFA et aussi sur le fonds de roulement de l’Asufor qui s’élevait à près de 16 millions de F CFA. Les frais d’abonnement s’élèvent à 45.000 F CFA. « C’est avec ce montant que l’Asufor paie le compteur, le plombier et d’autres matériaux », dévoile  un membre de l’Asufor.

A quelques jets de pierre de Diawara, se trouve Moudyri. Ce village est aussi peuplé de Soninké. C’est l’une des zones où l’eau coûte plus cher au Sénégal. Le mètre cube s’échange à 450 F CFA. Ici, les Asufor et la société concessionnaire n’émettent pas sur la même longueur d’ondes. Les ménages paient aussi les frais des pannes des compteurs. Dans ces circonstances, la consommation des ménages est estimée. Les responsables de l’Asufor estiment que les ménages y trouvent leur compte. Mais rien n’est sûr.

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Sécurité alimentaire et nutritionnelle: chercheurs et acteurs humanitaires partagent leurs expériences

 

« Sécurisation alimentaire : dynamiques et pratiques ». C’est sur ce thème que s’est déroulée  les 9-10 mars 2016 dernier  à l’ISSP-Université de Ouagadougou, une table-ronde qui a regroupé environ 130 participants issus de différents milieux professionnels et de plusieurs pays  à savoir la Belgique, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la France, le  Mali, le Niger  et , Madagascar. Il s’agissait pour les participants de  réfléchir sur les limites des approches communément mises en œuvre dans le champ de la sécurité alimentaire et nutritionnelle à partir des expériences de terrain des chercheurs et des pratiques des acteurs humanitaires et de développement. Ces deux jours ont permis un retour critique sur les pratiques et les enjeux en matière de sécurité alimentaire et nutrition. Ainsi, les contributeurs ont  fait  pu faire le point sur les avancées positives, les éléments de blocages et proposer des pistes de solutions.

Des éléments de convergence entre  « sécurité nutritionnelle »  et « sécurisation alimentaire »  ont été relevés : pour le premier, caractère performatif des produits et des actions, intérêt croissant pour la SA comme champ d’intervention ; pour le second, difficile mise en cohérence des réflexions et des actions, prise en compte embryonnaire des conséquences nutritionnelles des projets.

Aussi, les participants ont souligné la nécessité d’encourager  des recherches sur certains aspects négligés notamment sur les inégalités de genre et capacités  ainsi que les  jeux d’acteurs. Ils  ont également la valorisation des résultats de recherche à travers  un dossier de revue scientifique et un manuel « Sécurisation alimentaire en action ».

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La table ronde de Ouagadougou a été l’occasion de poser les jalons d’un colloque international  prévu pour 2017. Elle marque également  le début d’un partenariat qui s’annonce fructueux entre les parties prenantes à travers notamment l’organisation d’une école thématique, la contractualisation d’une jeune équipe associée à l’IRD (JEAI) ou  un projet de Laboratoire mixte international (LMI) ainsi que des offres de  stages de mastères et d’encadrement doctoral.

La tenue de cette table-ronde  entre dans  le cadre du projet de recherche « Sécurisation alimentaire : objets, acteurs et trajectoires d’innovation » (SAOATI). Elle a bénéficié des soutiens du Groupe Nutriset, de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, de l’UMR Développement & Sociétés, du  CIRAD, de l’Ambassade de France au Burkina, de l’IRD, de l’ISSP et de l’Université de Ouagadougou 2.