À la fin du siècle, en Afrique du Nord et Moyen Orient, les températures pourraient grimper à 50 degrés…

À la fin du siècle, en Afrique du Nord et Moyen Orient, les températures pourraient grimper à 50 degrés…

Selon le Max Planck Institute, le plus important centre de recherche d’Allemagne, le réchauffement climatique peut rendre une partie de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient inhabitable et provoquer l’exode de millions de personnes.

L’objectif des accords de Paris, de limiter le réchauffement climatique à moins de deux degrés Celsius, implique, selon l’étude, un réchauffement deux fois plus rapide au sud de la Méditerranée. Cela signifie que, pendant les journées les plus chaudes, en 2050, les températures atteindront environ 46 degrés Celsius le jour et au moins 30 degrés la nuit. Les jours de canicule seront 5 fois plus fréquents qu’au début de ce siècle. Plus de 500 millions de personnes verront alors leur habitat menacé.

À la fin du siècle, les journées les plus chaudes enregistreront des températures jusqu’à 50 degrés et leur fréquence sera multipliée par 10. « A l’avenir, le climat, dans de larges parties du Moyen-Orient et de Afrique du Nord, pourrait changer dans de telles proportions que l’existence même de ses habitants serait compromise », explique Jos Lelieveld, directeur du Max Planck Institute, qui rappelle que, dans cette région du monde, le nombre de jours extrêmement chauds a déjà doublé depuis 1970.

« Si l’humanité continue à libérer le dioxyde de carbone comme elle le fait maintenant, les gens qui vivent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord subiront environ 200 jours excessivement chauds, selon les projections des modèles », explique Panos Hadjinicolaou, professeur à l’Institut de Chypre et spécialiste du changement climatique, associé à l’étude.

agenceecofin.com

Maroc : la sécheresse, nouveau fléau des emplois dans le secteur agricole

Maroc : la sécheresse, nouveau fléau des emplois dans le secteur agricole

Au Maroc, la sécheresse augmente le chômage. Selon les données du gouvernement, le taux de chômage dans le royaume était à 10% à la fin du mois de mars contre 9,9% un an plus tôt.

Le secteur agricole est celui qui a été le plus touché par cette situation. En 2016, l’agriculture a perdu 28 000 emplois, indique Reuters. Même si ces pertes ont été en partie compensées par des progressions enregistrées dans la pêche et la foresterie, la même dynamique devrait se maintenir cette année. En effet, le pays s’attend à voir la sécheresse provoquer un recul de sa production céréalière en 2016 après une récolte record de 11 millions de tonnes un an plus tôt. Ceci devrait se traduire par une montée du chômage alors que le gouvernement doit affronter actuellement des protestations des acteurs de ce secteur face à ses mesures d’austérité.

Au Maroc, le secteur agricole contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 15%.

Aaron Akinocho
agenceecofin.com

Une étude révèle d’importantes émissions de gaz à effet de serre par les rivières africaines

riviere-africaineDes scientifiques de l’Université de Liège, de la KU Leuven et de l’Institut de Recherche pour le Développement (France), viennent d’achever une recherche d’envergure de 5 ans sur le continent africain. Ces derniers ont sillonné le continent africain afin d’y analyser les flux par les rivières de dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4) et oxyde nitreux (N2O), les trois principaux gaz à effet de serre (GES), par les rivières du continent africain. Lire la suite

Prévisions météo : « il y aura encore de la pluie… »

 

L’activité pluviométrique au Burkina Faso en ce début du mois d’octobre, à la différence des années antérieures est caractérisée par de fortes précipitations. Dans cet entretien réalisé ce 7 octobre 2014, le responsable des prévisions météorologiques à l’ASECNA, Enok Kaboré se veut rassurant. Explications !

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La téléphonie mobile pour quantifier la pluviométrie

     Par Boureima Sanga (bsanga2003@yahoo.fr)

_OYA5856 (2)L’Université de Ouagadougou, en collaboration avec ses partenaires dont l’Institut de recherche et de développement (IRD), vient de mettre au point, pour la première fois, une méthode qui permet de mesurer la quantité d’eau de pluie tombée au sol à partir de la téléphonie mobile. Lire la suite

Adaptation aux changements climatiques : l’institut 2iE vulgarise l’irrigation de complément

Par Clemence Sanou/Tuina

SANDOURELes manifestations les plus visibles des changements climatiques au Burkina Faso sont la baisse de la pluviométrie et les poches de sécheresse. Face à cette situation, une équipe de chercheurs de l’institut 2iE, avec l’appui du CRDI , travaille à permettre aux paysans, de tirer profil, au maximum des eaux de pluie à travers la construction des bassins de collecte d’eau de ruissellement(BCER). Après deux saisons d’expérimentation, les résultats semblent encourageants. Ainsi, du 9 au 22 mars 2014, il a formé une soixantaine d’acteurs intervenant dans le secteur agricole sur « les enjeux environnementaux des changements climatiques et les stratégies d’adaptations »

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Changement climatique: les négociations stagnent

 Par  Robert Zougmoré, le coordinateur régional pour l’Afrique de l’Ouest du Programme de recherche sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS) ( Article publié sur le site de Jeune Afrique le 15 janvier 2014)

Le climat de nombreuses zones d’Afrique de l’Ouest connaît des épisodes très particulièrement capricieux —un fort ensoleillement suivi de pluies abondantes, parfois de violents orages, et de nouveau un fort ensoleillement. Avec une sécheresse omniprésente, la terre, brûlée et asséchée par cette forte chaleur, devient imperméable à la pluie et aux semences. Lire la suite

Changement climatique : de bonnes perspectives pour le coton camerounais ?

Fatouma OuattaraSource Fiche Actualité scientifique IRD)

cotonSelon une étude publiée par des chercheurs de l’IRD et leur partenaire, la production cotonnière du Cameroun devrait connaitre une hausse sensible dans les prochaines années. Alors que les changements climatiques  constituent une menace pour la plupart des cultures en Afrique subsaharienne, cette étude révèle que le coton ferait exception au Cameroun grâce à des techniques d’adaptation au changement climatique, adoptées par les motoculteurs camerounais. Lire la suite

Le bassin de la volta menacé par les changements climatiques

Bassin de la volta (source UICN)

Bassin de la volta (source UICN)

Le bassin de la Volta, l’une des ressources en eaux les plus importantes d’Afrique de l’Ouest est forte fortement menacé par les changements climatiques. Selon les résultats d’une étude publiée par les chercheurs de l’Institut international de gestion de l’eau (IWMI, International Water Mangement Institute) et leurs partenaires, les  températures dans le bassin de la Volta vont augmenter jusqu’à 3,6 °C sur les cent prochaines années. Toute chose  qui pourrait considérablement augmenter la quantité d’eau perdue par évaporation. Lire la suite

Installation tardive de la saison pluvieuse au Burkina : il y a toujours de l’espoir

       Raphael Kafando ( rafaelkafando@yahoo.fr)

La saison pluvieuse en cette année 2013 s’installe difficilement dans certaines régions du Burkina. En pareille situation, de nombreuses rumeurs, et souvent des plus rocambolesques, circulent au sein de la population pour expliquer cette situation. Mais pour les spécialistes de la météorologie, la saison n’est pas encore perdue. Mieux, il y a des raisons d’espérer. Lire la suite