Olusegun Obasanjo: »Je suis redevenu agriculteur et je n’ai jamais été aussi heureux »

 

olusegun-obasanjo-august-2013-bellanaija À la lumière des nombreux défis auxquels font face non seulement les fermiers africains mais aussi leurs gouvernements, H.E. Obasanjo s’appuie sur son expérience personnelle de quelqu’un qui a quitté sa ferme familiale pour aller s’installer dans la ville à un jeune âge, pour ensuite redevenir un fermier. Il se base sur l’expérience qu’il a acquise au sein du gouvernement pendant de nombreuses années ainsi que son expérience à travailler la terre pour proposer des solutions permettant de créer la sécurité alimentaire sur le continent.

Chaque année, des milliers de jeunes Africains quittent les petites fermes, souvent en difficulté, de leurs familles à la campagne. Leur rêve – parfois accompli, mais souvent pas – est de trouver une vie plus enrichissante et plus stimulante dans les villes africaines en croissance rapide. Très peu d’entre eux reviennent, mais peu coupent complètement leurs liens.

C’est un lien complexe, et un lien que je comprends profondément. Mon propre exode vers la ville quand j’étais un jeune homme a ouvert des opportunités uniques qui ont culminé avec le poste de président du Nigeria, la plus grande économie de l’Afrique. Mais non seulement suis-je resté attaché à l’agriculture, je suis maintenant de retour à mes racines. Je suis redevenu agriculteur avec Obasanjo Farms Limited, et je n’ai jamais été aussi heureux.

Travailler la terre à nouveau m’a donné une meilleure perspective sur deux des plus grands défis auxquels est confrontée l’Afrique aujourd’hui : comment pouvons-nous offrir des possibilités d’emploi aux millions de jeunes Africains qui constituent la plus grande population du monde âgée de moins de 25 ans afin qu’ils puissent rester dans le village et cultiver? Et comment pouvons-nous mettre un terme aux cycles apparemment sans fin des crises alimentaires qui, à cet instant même, se manifestent à nouveau avec une familiarité consternante dans certains pays de l’Afrique orientale et australe?

 

Tirer parti d’un marché de produits alimentaires valant 1 000 milliards de dollars

 

Heureusement, de plus en plus d’Africains comme moi-même perçoivent ces questions comme étant entrelacées. Nous voyons l’agro-industrie comme la plus grande opportunité pour l’Afrique de mettre fin non seulement à la faim et à la malnutrition, mais aussi comme le meilleur espoir de l’Afrique pour générer des revenus et de l’emploi, en particulier dans les régions rurales. La Banque mondiale estime que d’ici 2030 la demande alimentaire dans nos zones urbaines en croissance rapide va créer un marché pour les produits alimentaires d’une valeur de 1 000 milliards de dollars. Ce marché doit être détenu et exploité par des agriculteurs africains, des entreprises agricoles africaines et des entreprises alimentaires africaines.

Mais une chose est claire pour moi pendant que je retourne à l’agriculture : pour atteindre son potentiel, l’agriculture africaine a besoin d’une infusion fraîche d’innovations et de talents.

J’ai gardé beaucoup de bons souvenirs de mon enfance dans un petit village agricole près d’Abeokuta, la capitale de l’État d’Ogun du Nigeria. À l’âge de cinq ans, j’accompagnais mon père aux champs où nous cultivions du manioc, du maïs, des plantains, des palmiers à huile et d’autres cultures. Homme Yoruba fier, mon père était considéré comme l’agriculteur ayant le plus réussi dans notre village. Tout en vivant avec peu d’équipements modernes, nous cultivions beaucoup de produits alimentaires, et nous jouissions de la richesse culturelle de notre histoire et nos traditions Yoruba.

En fin de compte, ce mode de vie a été incapable de résister à des pressions qui allaient bientôt s’intensifier : la croissance démographique, les troubles politiques, la rareté des terres et la dégradation des sols.

 

Adopter l’agriculture en tant que vocation et carrière

Aujourd’hui, les agriculteurs africains ont besoin de plusieurs choses que mon père n’avait pas, mais que les agriculteurs d’ailleurs dans le monde tiennent pour acquis. Nous avons besoin de variétés de cultures améliorées élaborées pour résister à la maladie et tolérer la sécheresse. Nous avons besoin d’avoir accès aux intrants modernes tels que les engrais. Nous avons besoin de marchés où les agriculteurs peuvent tirer parti de leur travail et donc justifier des investissements dans l’amélioration de la production. Nous avons besoin de services de crédits abordables requis par toutes les petites entreprises, et nous avons besoin de services de vulgarisation qui nous permettent de nous tenir au courant de pratiques agricoles durables.

Mais en définitive, nous avons besoin de gens. Plus précisément, nous avons besoin que le meilleur et du plus brillant de l’Afrique adopte l’agriculture comme une vocation et une carrière.

Tout récemment, j’ai accepté de présider le comité de sélection pour le nouveau Prix de l’Alimentation en Afrique, un prix qui vise à récompenser les personnes ou institutions exceptionnelles qui prennent le contrôle de l’agenda de l’agriculture africaine. Ce prix a été inauguré en 2005 sous le nom de « Prix Yara ». En déplaçant le Prix Yara vers l’Afrique en 2016 et en le rebaptisant “Prix de l’Alimentation en Afrique,” on lui a donné un chez soi africain distinctif, une identité africaine et une appropriation africaine. Il s’agit d’un prix considérable : 100.000 US$ pour le gagnant.

 

Nous espérons que le prix lui-même et son cadre de gagnants enverront un signal au monde entier pour faire comprendre que l’agriculture est pour l’Afrique une priorité que tout le monde devrait adopter. Il peut attirer l’attention sur les personnes qui sont des sources d’inspiration et des moteurs d’innovations qui peuvent être reproduites sur tout le continent.

Je dépeins parfois mon retour à l’agriculture comme un retour à mon point de départ. Mais en réalité, tout en chérissant mes souvenirs d’enfance, je ne veux pas retourner en arrière. Je veux faire partie de l’avenir, où l’agriculture africaine est une activité lucrative et entrepreneuriale passionnante, et où les jeunes aspirent à être des agriculteurs parce qu’ils voient des hommes et des femmes de talent construire une carrière enrichissante dans l’agriculture et dans les travaux agricoles.

Je souhaite que le Prix de l’Alimentation en Afrique devienne rapidement un symbole de tout ce que l’agriculture africaine peut offrir et que bientôt nous voyions un changement, lorsque les jeunes des zones urbaines regarderont la campagne avec nostalgie et penseront : « C’est là que se trouve la terre de toutes les opportunités ».

Vous pouvez nommer quelqu’un pour le Prix de l’Alimentation en Afrique ici.

 

A propos de S.E. Olusegun Obasanjo

S.E. Olusegun Obasanjo a été président du Nigeria de mai 1999 à mai 2007, le point culminant d’une vie passée sur la ligne de front de la politique africaine. C’est un ardent défenseur du développement agricole de l’Afrique et il est lui-même agriculteur. Il est particulièrement déterminé à créer de nouvelles opportunités dans le secteur agricole pour les jeunes, un but qu’il poursuit à travers l’Initiative Nourrir l’Afrique lancée par la Fondation Olusegun Obasanjo.

 

Sécurité alimentaire et nutritionnelle: chercheurs et acteurs humanitaires partagent leurs expériences

 

« Sécurisation alimentaire : dynamiques et pratiques ». C’est sur ce thème que s’est déroulée  les 9-10 mars 2016 dernier  à l’ISSP-Université de Ouagadougou, une table-ronde qui a regroupé environ 130 participants issus de différents milieux professionnels et de plusieurs pays  à savoir la Belgique, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la France, le  Mali, le Niger  et , Madagascar. Il s’agissait pour les participants de  réfléchir sur les limites des approches communément mises en œuvre dans le champ de la sécurité alimentaire et nutritionnelle à partir des expériences de terrain des chercheurs et des pratiques des acteurs humanitaires et de développement. Ces deux jours ont permis un retour critique sur les pratiques et les enjeux en matière de sécurité alimentaire et nutrition. Ainsi, les contributeurs ont  fait  pu faire le point sur les avancées positives, les éléments de blocages et proposer des pistes de solutions.

Des éléments de convergence entre  « sécurité nutritionnelle »  et « sécurisation alimentaire »  ont été relevés : pour le premier, caractère performatif des produits et des actions, intérêt croissant pour la SA comme champ d’intervention ; pour le second, difficile mise en cohérence des réflexions et des actions, prise en compte embryonnaire des conséquences nutritionnelles des projets.

Aussi, les participants ont souligné la nécessité d’encourager  des recherches sur certains aspects négligés notamment sur les inégalités de genre et capacités  ainsi que les  jeux d’acteurs. Ils  ont également la valorisation des résultats de recherche à travers  un dossier de revue scientifique et un manuel « Sécurisation alimentaire en action ».

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La table ronde de Ouagadougou a été l’occasion de poser les jalons d’un colloque international  prévu pour 2017. Elle marque également  le début d’un partenariat qui s’annonce fructueux entre les parties prenantes à travers notamment l’organisation d’une école thématique, la contractualisation d’une jeune équipe associée à l’IRD (JEAI) ou  un projet de Laboratoire mixte international (LMI) ainsi que des offres de  stages de mastères et d’encadrement doctoral.

La tenue de cette table-ronde  entre dans  le cadre du projet de recherche « Sécurisation alimentaire : objets, acteurs et trajectoires d’innovation » (SAOATI). Elle a bénéficié des soutiens du Groupe Nutriset, de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, de l’UMR Développement & Sociétés, du  CIRAD, de l’Ambassade de France au Burkina, de l’IRD, de l’ISSP et de l’Université de Ouagadougou 2.

Dr Agnès Kalibata, présidente de l’AGRA:  » l’avenir économique de l’Afrique se jouera dans les fermes familiales « 

Agnes Kalibata

Aux côtés de plus d’une douzaine de spécialistes de l’agriculture africaine les plus pointus du monde, le Dr Agnès Kalibata, présidente de l’Alliance pour la Révolution verte en Afrique(AGRA) a contribué à un numéro spécial consacré au devenir de l’agriculteur africain à l’époque du numérique.Nous vous proposons quelques extraits retranscrits en français.Des propos dignes d’intérêt…

 

Je souhaitais établir un fait tout simple : l’agriculture est prête à être le moteur d’une nouvelle ère de croissance économique inclusive en Afrique – mais uniquement si nous nous concentrons sur les petites exploitations familiales qui sont la principale source d’emploi et produisent la majeure partie de ce que mangent les Africains.

 En Afrique, la croissance démographique et la classe moyenne en pleine expansion sont en train de créer un marché intérieur des produits alimentaires, qui devrait atteindre 1 000 milliards de dollars en 2030. Mais pour que les petits exploitants agricoles africains puissent saisir cette chance, nous devons arrêter de les cantonner dans notre esprit à l’agriculture de subsistance et prendre conscience de leur potentiel de génération de revenu.

Le mot « subsistance » implique une lutte pour la survie, et non l’idée de création d’une entreprise florissante. C’est pourquoi aucun enfant de fermier pratiquant l’agriculture de subsistance ne veut suivre ses traces. La plupart la voient comme un métier qui les maintiendra dans la pauvreté. Pour la majorité des fermiers africains, elle est généralement un piège les menant à une misère où simplement subsister est un emploi occupant tout leur temps. Mais les fermes africaines sont tout à fait capables de devenir des activités rentables.

 

Aujourd’hui, la plupart des fermiers ne produisent qu’une partie de ce que leurs terres pourraient fournir, principalement parce qu’ils n’utilisent ni semences améliorées ni engrais. En Ouganda, par exemple, 87 % des petits exploitants agricoles conservent et utilisent leurs grains comme semences, même s’il existe de nouvelles variétés qui pourraient quadrupler leurs rendements.

Une raison de leur réticence à l’achat de nouvelles semences est que la plupart des agriculteurs africains fonctionnent dans un environnement qui les a toujours tenus au bord de la misère. Il est vrai que beaucoup d’entre eux n’ont pas accès aux intrants agricoles améliorant le rendement, notamment les graines, les engrais, et l’information. Plus important encore, ils font confiance à leurs propres semences parce qu’ils les connaissent et ne peuvent se permettre de parier sur l’inconnu.

De nombreux agriculteurs africains se demandent aussi pourquoi ils devraient investir dans l’accroissement de leur production alors qu’ils n’ont pas accès à des marchés où ils pourraient vendre leurs excédents. La République démocratique du Congo, le onzième plus grand pays du monde en superficie, compte moins de 2 250 km de routes revêtues, à peu près autant qu’une ville américaine de taille moyenne. Et quand les fermiers réussissent à amener leurs produits jusqu’au marché, ils ne parviennent pas à y obtenir une juste rémunération parce qu’ils manquent d’information sur le prix des produits.

Comment les agriculteurs africains, un énorme électorat regroupant 70 % de notre population, peuvent-ils aller au-delà de la subsistance ? Pour commencer, les pouvoirs publics nationaux et la communauté du développement peuvent leur donner des moyens en leur fournissant plus d’options en matière de semences, d’engrais et de possibilités de commercialisation.

Les fermes africaines sont tout à fait capables de devenir des activités rentables

La bonne nouvelle est qu’au cours de la dernière décennie, nous avons appris beaucoup de choses sur les semences locales et les besoins des sols dans les exploitations agricoles africaines. Nous avons également vu de nombreuses organisations intensifier leurs efforts, notamment les sélectionneurs de plantes dans les centres du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI) et les spécialistes des sols du Centre international de développement des engrais. De plus, de nouvelles initiatives, comme celle du Partenariat africain pour l’engrais et l’agro-industrie (AFAP – African Fertilizer and Agribusiness Partnership), fournissent des mélanges d’engrais adaptés aux conditions spécifiques des sols. Il existe des moyens innovants d’étendre ces solutions.

Dans certaines parties du Kenya, de la Tanzanie et du Mozambique, des ONG et des partenaires du secteur privé mettent les petits exploitants agricoles en relation avec des personnes locales de confiance qui fournissent des semences, des engrais et autres fournitures, ainsi que la formation à leur utilisation. Les taux d’adoption peuvent atteindre jusqu’à 70 % parce que, pour autant qu’ils aient l’occasion de les essayer, les agriculteurs sont disposés à payer pour ces intrants.

Les innovations numériques accélèrent également le passage à une agriculture orientée vers le marché. Plus de 750 millions d’Africains des zones rurales utilisent déjà des téléphones mobiles, ce qui permet, par exemple, aux agriculteurs du Nigéria de recevoir des bons pour des semences et des engrais directement par leurs téléphones. Rien qu’au cours de sa première année, ce programme a atteint 1,7 million d’agriculteurs et les a aidés à produire 8,1 millions de tonnes supplémentaires de nourriture.

Quand j’ai accepté le poste de ministre de l’Agriculture du Rwanda, je savais que les problèmes alimentaires de l’Afrique n’étaient pas dus aux agriculteurs, mais à nos propres manquements à leur offrir des solutions. Nous avons adopté des politiques pour aborder leurs problèmes, si bien qu’entre 2005 et 2014, deux millions de Rwandais (20 % de la population du pays) se sont sortis de la pauvreté. Le revenu annuel moyen est passé de moins de 250 dollars à presque 650 dollars. La Banque mondiale a attribué 65 % de cette augmentation à la croissance du secteur agricole.

Tout n’est certes pas devenu parfait au Rwanda, mais l’engagement de celui-ci en faveur des petites exploitations agricoles montre ce qu’il est possible de faire.

Maintenant, il nous faut voir ce type d’engagement s’étendre à travers toute l’Afrique. Donnons à nos agriculteurs la possibilité de prospérer, et ils feront fleurir un avenir économique prometteur qui profitera à tous les Africains.

Vers des chaînes de valeur agricoles inclusives, écologiques et durables dans les pays ACP

 

        Source CTA
Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se sont donc associés pour étudier 18 chaînes de valeur dans 11 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Leur objectif était d’identifier et de décrire les pratiques et structures les plus à même de conjuguer viabilité économique, respect de l’environnement et inclusion des petits producteurs.

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Innovation : Afrique verte lance une bourse virtuelle des produits agricoles

Par Fatouma Ouattara (sofifa2 @yahoo.fr)

 SIMAgri0 www.simagri.net .C’est la toute nouvelle plateforme, lancée par l’Association pour la Promotion de la Sécurité et de la Souveraineté Alimentaires au Burkina (APROSSA – Afrique Verte et ses partenaires en vue de permettre à l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur agricole, de faire de bonnes affaires. Une bourse virtuelle qui vient en complément des boursières céréalières qu’organise régulièrement Afrique verte et dont l’importance n’est plus à démontrer. Lire la suite

Semaine du film scientifique : Inoussa Maiga lauréat des « Mils d’or »

       Par Boureima Sanga

DSCF0323Les lampions de la semaine du film scientifique organisée du 11 au 15 novembre 2014 à l’Institut français de Ouagadougou autour de la problématique de l’agriculture familiale et de la sécurité alimentaire sont éteintes. Inoussa Maiga, jeune réalisateur a remporté le trophée les « Mils d’or » et une enveloppe de 500 000 FCFA pour son film, « Femme et  : une révolution en marche au Burkina ». Lire la suite

La technique de jardinage hors-sol dans des sacs, une innovation pour booster l’agriculture familiale

  Par Fatouma Ouattara(sofifa2@yahoo.fr)

2014-08-21 09.25.58Dans sa quête d’innovation en matière production durable respectueuse de l’environnement, Yelemani une association qui fait la promotion de la souveraineté alimentaire, expérimente une nouvelle technique de jardinage hors-sol. Cette technique de culture n’est pas une nouveauté en soi, car pratiquée depuis longtemps dans plusieurs pays à travers le monde. Mais son adaptation au contexte local à travers l’usage des sacs de céréales en une. Lire la suite

Niger: un système de télé-irrigation distingué

 

le système d'irrigation goutte à goutteUn système de télé-irrigation mis au point par un inventeur nigérien a été classé parmi les dix meilleures innovations de l’année, lors de la cérémonie de l’African Innovation Prize, la semaine dernière (5 mai) à Abuja, au Nigeria.

Le système mis au point par Abdou Mamane Kané permet aux maraichers d’assurer l’irrigation à distance de leurs jardins, au moyen d’un appareillage comprenant divers outils : un système de production d’énergie, un système d’exhaure et des appareils d’irrigation. Lire la suite